Jérôme, ça aide à pécho d'être champion du monde de diabolo ?...

Jérôme, ça aide à pécho d'être champion du monde de diabolo ?...

Il y a des étudiants aux passions plus insolites que d'autres. Le ton assuré et la tête sur les épaules, Jérôme Coquelle a accepté de répondre aux questions (un peu décalées, on en convient) d'AirCampus.

AirCampus : Ça t'es venu comment cette passion pour le diabolo ?

Jérôme : Par hasard ! A 7 ans, ma mère m'a inscrit à une association de cirque de quartier. J'aimais bien la jonglerie mais c'est à 9 ou 10 ans qu'un intervenant est venu faire une démo. J'ai vu une figure incroyable et ça m'a donné la pêche, l'envie, la passion de me perfectionner.

A. : Comment on passe d'une asso de cirque de quartier au titre de chamion du monde ?

J. : On y passe énormément de temps. Quand on est jeune, on apprend beaucoup plus vite. J'étais intéressé par la scène et j'ai pris toutes les occasions de me représenter en public : repas de famille, clubs de vacances, fêtes du collège... Vers 15 ou 16 ans, j'ai affiné mon numéro, je me suis créé un personnage aux influences musical, cabaret avec un côté burlesque et comique. J'ai alors enchaîné les numéros dans les scènes ouvertes et me suis fait remarqué lors d'un concours de talents étudiants au Palais des Glaces à Paris. Je suis arrivé parmi les sept finalistes et en gagnant, me suis qualifié dans l'équipe de France pour les championnats du monde à Los Angeles.

A. : Qu'a dit ta maman quand tu lui as annoncé que tu étais champion du monde ?

J. : [Rires]. Elle était fière, super contente pour moi mais... inquiète. Comme tous les parents, elle voulait que je continue mes études, que je garde les pieds sur terre, que je prenne pas la grosse tête.

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A. : Du coup tu continues ton cursus en école de commerce à l'EM Strasbourg.

J. : Oui, c'était un oral que je me devais de réussir. J'ai été accepté après avoir fait une petite démo pendant l'entretien ! Ensuite, l'école m'a beaucoup soutenu et a aménagé mon emploi du temps. Aujourd'hui, je vise le statut d'intermittent et ça change beaucoup de chose de devenir professionnel. Je travaille sept à huit heures par jour pour m'entraîner, démarcher, faire des résidences d'artistes. J'ai un planning très rigoureux qu'il faut que je respecte.

A. : Tu as une anecdote insolite à nous raconter ?

J : En ce moment je joue au cabaret le César Palace à Paris. Mardi dernier, dans la loge, j'étais tranquillement en train de repasser ma chemise blanche quand je me suis rendu compte que je l'avais cramé !! Je me retrouve avec une trace énorme sur le nombril et sans chemise de rechange juste avant le spectacle. J'ai dû remonter mon pantalon au dessus du nombril et serrer à fond les brettelles mais j'avais vraiment l'air d'une grenouille 😂.

A. : Et... Est-ce que ça aide à pécho d'être champion de diabolo ?

J. : [Rires]. Je conseille vraiment pas à tous les gars qui veulent pécho de faire du diabolo. Hônnetement, ça sonne pas viril, les filles s'imaginent un garçon en slip sur la plage en train de faire la figure de l'ascenseur ! Bon... en vrai les filles peuvent être impressionnées certaines fois mais je conseille plutôt de faire du hip hop !

A. : Merci Jérôme ! On peut te retrouver ici sur ta page facebook

J. : Merci AirCampus !

AirCampus révèle au monde le talent des étudiants, n'hésite pas à nous contacter si toi ou ton/ta pote a un talent extraordinaire !

Crédits photos 📷 Hamza Moukrime