Entre les galères d’APB et l'appréhension de la nouvelle vie étudiante - #TribuneLibre de Julian

    Choisir sa formation après le bac est la première décision fondamentale que nous devons prendre au cours de notre vie, c’est celle qui va nous engager sur un chemin plutôt qu’un autre. Voici ce que j’ai retenu de cette fameuse année lors de laquelle j’ai dû faire ce choix.

    Une année d’indécision

    C’était la rentrée en Terminale. Comme chaque septembre depuis que je suis né, je retrouvais mes amis pour de franches rigolades. Mais cette année était un peu différente. C’était la dernière du lycée, et le problème c’est que je ne m’en rendais pas encore compte.

    Dès octobre, mes parents se sont mis à me mettre la pression pour savoir si je savais déjà ce que je voudrai faire l’année suivante. Et la première de ces discussions a eu lieu alors que j’étais en train de réviser mon interro d’allemand pour rattraper le magnifique 2,5/20 en SVT avec lequel j’ai débuté l’année (histoire vraie).

    Et puis le temps a passé. Janvier arrivant, il était temps de s’inscrire sur le portail d’Admission Post Bac (APB pour les intimes). Après d’innombrables heures de recherches sur internet, je me suis dit qu’au pire je ferai ma pastille verte (le choix imposé par défaut en cas de refus à toute autre formation, N.D.L.R.).

    J’ai aussi commencé à rêver. Pourquoi pas partir aux Etats-Unis après le lycée ? Armé de ma motivation, j’ai passé l’équivalent du bac américain (SAT), en ayant révisé tout le programme en trois semaines. Résultat, j’ai raté mon premier trimestre en France, pour au final ne pas partir aux States.

    Jusqu’au mois de mars, ma meilleure amie était la conseillère d’orientation. Chaque semaine elle me disait : « Alors Julian, cette semaine tu veux être ingénieur, avocat, ou pharmacien ? ». Je stressais vraiment à l’idée de ne pas trouver de formation qui me plaise, donc je parlais souvent avec mes parents, mes proches et mes amis pour qu’ils me donnent des conseils.

    Fin mars, les candidatures étaient closes, et j’étais très content d’être enfin fixé sur ce que j’allais pouvoir faire : Licence de Gestion à la fac. Il ne me restait plus qu’à modifier l’ordre de mes vœux, chose que j’ai faite le 31 mai à 23h59, une minute avant la deadline.

    La plateforme nous a donné les résultats deux semaines plus tard et tout le monde (ou presque) savait où il allait se retrouver l’année suivante. Au prix d’un dernier changement d’idée, j’avais finalement décidé de partir à la fac en Angleterre. J’étais officiellement séparé d’une grande partie de ma famille et de mes ami(e)s (big up pour toi BéBé, coeur coeur love).

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    Un nouveau départ

    Le choix de sa formation future est difficile. Il demande beaucoup de réflexion sur soi, et du temps... énormément de temps. Mais une fois que l’on y est, il faut foncer. La vie n’est plus aussi simple, car il faut y mettre du sien pour réussir.

    Le lycée, c’est le confort d’être avec des gens que l’on connaît depuis toujours, qui habitent dans le même quartier. J’étais chez maman et papa, ils s’occupaient bien de moi, me nourrissaient, m’hébergeaient. Tous les problèmes de la vraie vie m’étaient inconnus. C’était une vie simple, où le plus gros problème possible est celui d’avoir été collé, ou d’avoir un contrôle surprise sur un chapitre que je n’avais pas révisé. Ça peut faire mal au cœur de dire au revoir à toute cette insouciance.

    Mais place au supérieur, à l’université. Une page se tourne dans nos vies, et nous démarrons avec une toile blanche. En réalité, c’est une opportunité unique de remplir cette toile de la manière qui nous plaît. C’est nous qui allons choisir qui nous voulons être, car, là où nous irons, personne ne saura qui nous étions au lycée.

    Fini les parents qui sont tout le temps derrière nous. Notre vie commence maintenant, et nous allons devoir tirer le meilleur des années à venir afin d’entamer cette page blanche de façon optimale. Nous allons totalement changer d’environnement et devoir nous y adapter.

    Le meilleur moyen pour cela est d’échanger avec un maximum de nouvelles personnes, de se rendre aux journées d’intégration, et d’aller à tous les événements auxquels on nous propose d’aller.

    Personnellement, j’ai choisi. Je vais intégrer une des associations de mon école, ce qui me permettra non seulement de tisser des liens avec les gens qui y sont, mais aussi de me faire une place au sein de l’établissement, qui sera ma maison pendant les années à venir. J’ai bien hâte.

    Lionel

    Lionel

    Musicien chevronné, barbu veggie et culture geek

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